La dépression durant la grossesse: comment s’en sortir


Une grossesse pas simple

Oui une grossesse désirée mais longue et assez stressante. Après la découverte de la grossesse, j’ai eu un période de stress qui n’a cessé d’augmenter. Mais avant d’aller plus loin, il faut préciser que rien ne remplace les conseils et recommandations du corps médical. Mon cas a été suivi par des sages femmes et les conseils que je vais donner ci-dessous m’ont été très utiles pour compléter le suivi médical.

J’ai dû être arrêtée à 5 mois de grossesse. A l’époque, je dormais 4h par nuit. J’avais un travail qui n’aidait pas à la détente et de très long trajets pour y aller, un cerveau qui n’arrêtait pas de tourner et un début de perte de poids. Bref un cas “particulier” pour les sages femmes qui m’ont identifié comme une femme enceinte “avec un petit vélo dans la tête”. Un cas particulier mais pas unique et ça ca fait du bien de le savoir.

Une boule de stress pendant plusieurs mois ca donne ça: la peur de faire mal au bébé, de ne pas lui donner ce qu’il faut pour qu’il grandisse bien (dans mon ventre mais aussi après), stresser d’avoir un bébé stressé parce qu’on stresse, supporter les « petits désagréments physiques », ne pas supporter d’avoir un corps étranger qui se développe dans son bide…

Bref tout à fait pas détendu d’avoir ce petit bébé tant désiré. Culpabiliser d’être comme ca alors qu’une femme enceinte est censée être “rayonnante” et surtout culpabiliser de cet état négatif alors que tant de couples galèrent pour avoir leur bébé.

Face à ça, j’ai peu à peu remonté la pente, grâce en partie au suivi des sages femmes et aussi par différentes actions que j’ai mises en place petit à petit. L’état de dépression, je connais un petit peu ou au moins l’état de grosse déprime. Je ne pensais vraiment pas que cela m’arriverait durant ma grossesse, surtout une grossesse désirée. J’avais tellement peur de stresser le bébé et d’en faire un bébé anxieux : et ben non, j’ai un bébé tout joyeux qui rigole tout le temps. Donc déjà on relativise, le stress et l’angoisse ne se transmet pas comme ça. Dixit une sage femme: Une maman bien dans sa tête s’occupera bien de son petit.

Manquer son rendez vous avec la grossesse

Clairement je n’ai pas eu une grossesse idéale. Impossible de me projeter pour préparer l’arrivée de ptit Môme. Tout ce qui concerne la grossesse et la naissance était une énorme source de stress. Du coup, nous n’avons pratiquement rien préparé avant l’arrivée du petit.

La grossesse qui est censé être une période de “idéale” pour la future maman, une parenthèse toute rose /bleu … bref un moment sacrément idéalisé. Du coup je stressais de ne pas être comme les autres mamans, toute heureuse de leur situation. Moi je ne voyais que les mauvais côtés: nausées, fatigue, alien dans le bide, responsabilité d’une petite vie…toussa toussa.

Des petites actions anti-depressions durant la grossesse

Grace aux sages femmes qui m’ont arretées, j’ai pu reprendre peu à peu la main sur mon état dépressif. Cela ne s’est pas fait en 1 jour, mais peu à peu j’ai retrouvé le sommeil et je me suis faite à l’idée d’accueillir notre 1er enfant et que tout se passerai bien. On allait être de super parents…ce que nous sommes 😉

J’ai mis en place des actions que je me forçais à faire chaque jour , au début juste quelques minutes puis peu à peu de plus en plus longtemps.

Sortir quelques minutes chaques jours

Cela veut dire: faire le tour de pâté de maison à son rythme vu le bide qu’on se trimbale, aller chercher son pain, faire quelques courses. Double avantage: prendre l’air, sortir de chez soi voir la lumière du jour ( très bon pour le moral) et s’habiller/se coiffer/se maquiller (bref être un minimum présentable) pour sortir et voir des gens. Au fur et à mesure cette étape devient plus simple et l’on prend du plaisir à marcher. Marcher permet aussi de se vider la tête. L’idéal c’est d’aller faire quelques pas dans un parc ou dans un square avec un peu de verdure.

Dans mon cas, à un moment je ne pouvais même plus marcher plus de 5 min à cause des douleurs ligamentaires. Du coup je descendais juste dans la cours de l’immeuble ou bien souvent je croisais des voisins (d’ou l’intérêt d’être à peu près présentable).

Prendre soin de soi

Se recentrer sur soi et sur ce qui nous fait plaisir. Moi j’ai commencé en reprenant la méditation quelques minutes par jour. J’en ai aussi profité pour aller au cinéma, seule (un de mes petits plaisirs) avec mon paquet de popcorn. Séance coiffeur-shopping (pour soi) – esthéticienne – un bon livre – une expo… bref faire des choses que l’on aime pour soi sans plus penser au futur bébé, au papa, ou à son futur rôle de maman. Au moins quelques minutes par jour ou l’on arrive à mettre de la distance avec ses préoccupations.

Se faire à manger

Et là c’est la piètre cuisinière qui ose dire ça. Oui, on a des envies lorsque l’on est enceinte. Bon moi c’était les brocolis…(pas très fun comme envie). J’ai aussi eu ma période chips (plus précisément Pringles où je pouvais vider 1 boite d un coup.

Se faire à manger est un bon moyen de contrôler ses fringales, mais aussi un bon moyen de prendre soin de soi.

Se mettre-continuer le sport

Le sport, quand on peut parce que ce n’est pas toujours facile avec un gros bide. Et puis par sport, j’entends plus maintenir une certaine forme, passer de temps pour soi, avoir une activité physique pas courir un marathon à 8 mois de grossesse quand on n’a jamais enfilé de basket de sport depuis des mois voir jamais. Le yoga prénatal est très accessible et conseillé pour favoriser l’accouchement, pour le moral c’est pas mal aussi. Moi, c’était la gym suédoise mon défouloir. Il existe plusieurs intensités dont une adaptée pour les femmes enceintes.

L’activité physique même à faible dose (et surtout à faible dose à ce moment là de la vie d’une femme) produit des endorphines, hormones du plaisir. Sentiment plutot sympa quand on déprime toute la journée. L’activité physique va aussi être un moyen de rencontrer d’autre gens et de sortir de sa routine.

Prendre du temps à deux

C’est le moment ou jamais (enfin presque) de passer du temps avec le papa. Une fois le bébé arrivé, il va falloir quelques mois pour retrouver du temps pour soi, surtout si on n’a pas de famille à coté pour s’occuper de la progéniture. C’est un bon moment pour passer du temps à deux et pourquoi pas partir quelques jours ensemble en we ou en vacances.

Préparer l’arriver du bébé

Et oui, je le mets en dernier mais je le mets quand même parce que préparer l’arriver du bébé permet de se projeter. Moi cela me stressait tellement que j’ai vraiment pas du tout suivi les listes interminables de ce qu’il faut acheter ou pas pour un nourrisson. J’ai rien suivi, juste acheté de quoi l’habiller et le nourrir , pour le reste on l’a fait après son arrivé. Par contre, je lui ai fait des petits vêtements et deux petites couvertures: ma façon à moi de préparer son arrivée. En effet lorsqu’il fallait lui acheter des trucs , il y avait tellement de choix que je paniquais à l’idée de faire le mauvais choix. Par contre, j’étais très sure de moi lorsque je lui faisait ses petites couvertures. Chacun à sa façon de préparer l’arrivée de son ptit Môme.

Voici mes quelques actions que j’ai mise en place pour gagner en sérénite lors de ma grossesse et vous comment avez vous passer cette période?

Inscription à la Newsletter Oh!ptitsMômes
Restez informé des derniers articles publiés et d'autres idées coutures
We respect your privacy.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *