Etre une maman angoissée, la poisse…mais je me soigne;)


L’arrivée d’un premier enfant est déjà un bouleversement en soi. Le centre de gravité du couple et du parent se déplace vers ce nouveau petit être complètement dépendant. Et pourtant, j’ai eu la chance de ne pas faire de drepression post-partum (bon après une grossesse pas très drole quand même). J’ai à peu près maitrisé mes angoisses de “mal faire” au fur et à mesure que mon loulou grandissait et puis BAM, un petit AVC et de nouveau de méga angoisses sur ce qui peut concerner mon ptit loulou.

Difficulté à lacher prise face à l’inconnu

L’arrivée d’un enfant c’est un peu-et même beaucoup – être responsable d’une petite vie sans défense. Et c’est un peu et même beaucoup impressionnant parfois. Du coup on apprend à vouloir tout controler dès la naissance /grossesse (pour moi) sauf que le bébé grandit et qu’il va devenir un enfant puis ado puis adulte, bref il va bien falloir qu’il vole de ses propres ailes et donc le laisser partir à la crêche. Step 1 vers l’autonomie 😉

Laisser mon fils à la creche c’était compliqué même si le garder avec moi est plus compliqué. Il faut se faire violence pour le bien de l’enfant. Dans mon cas c’est arriver à le confier à quelqu’un sachant que c’est physiquement impossible de le garder h24 suite à l’AVC. Ayant été séparé de lui 1 semaine au moment de mon accident en Aout 2018, j’ai eu beaucoup de mal a le confier à des personnes extérieures, famille ou tatie.

J’ai quand même réussi à lacher prise pour la crèche, pas évident du tout du tout au début. Malheureusement (ou heureusement) l’enfant est une éponge . Il ressent tout ce que ressent la personne proche de lui. Donc parents stressés=enfant insuportable. A la crèche , le personnel a été adorable et compréhensif . Nous avons tous les deux réussis le test. Et maintenant que je change de région et que je perds ma place en crèche , c’est la cata dans l’autre sens. Mon fils a grandit (2,5 ans) , est devenu une véritable tornade ambulante . Même si j’ai retrouvé un peu de santé, je ne suis pas à 100% toute la journée…la crèche me manque. Mais on a une super tatie qui le garde 3jour/sem pour qu’il puisse faire toute les bétises possibles , même s’il préfère les faire avec maman 😉

On a quand même réussit (maman et loulou) a surmonter l’angoisse de la séparation. Et comme chaque parent: j’attends le week end avec impatience pour être avec mon petit coeur et j’attends le lundi avec aussi beaucoup d’impatience pour confier ma tornade électrique à quelqu’un qui arrivera à gérer.

Vouloir tout contrôler

La plupart des angoisses proviennent d’une volonté de tout contrôler. On est habitué à controler tout ce qui peut intervenir dans nose vie. Travail, trajet, horaires, responsabilités…. Au mieux on lache prise pendant les vacances (et encore on en reparlera de la charge mentale durant les vacances)

La confiance, ça s’apprend

Un enfant ne réagit pas pareil: aucune notion du temps, ni aucune autres notions d’ailleurs. Au mieux notre rôle est de limiter les dangers. On est aussi là pour lui inculquer de bonnes habitudes/comportements/valeurs mais c’est un autre débat. C’est ce que je me dis pour arriver à relativiser ce besoin de tout contrôler. J’essaye de contr$oler l’environement immédiat et encore, quand c’est possible 😉 Les réactions des enfants sont incontrolables donc mieux vaut arriver à lacher prise tout en faisant de notre mieux pour limiter la casse

Ce que l’on peut se dire pour relativiser ce besoin:

“c’est en faisant des erreurs que l’on apprend” (à être parent?, à être un enfant?)

Une autre chose qui m’a beaucoup aidé, même si c’est pas facile-facile

Faire confiance à son enfant

Quand mon fils c’est obstiné à monté et descendre les escaliers (3 étages) chez ma belle famille durant 3 semaines à moins de 2 ans et que je ne pouvais pas lui coller le train H 24 ou encore l’empecher de trainer dans les escaliers car je me remettais encore de ce fichu AVC, il a bien fallu faire confiance. Faire confiance aux capacités d’apprentissage de mon loulou

Et bien mon fils n’est jamais tombé (maman fiere 😉 alors que je me voyais déjà aux urgences dans un pays étranger, rapatrié d’urgence ou pire…Mon ptit bonhomme est devenu le meilleur grimpeur de la crèche, jusqu’à ce qu’il s’étale devant une maman à qui je venais de dire que ce ne risquait rien qu’il saute les 4 marches d’un coup 😉 bref toujours ce souci de savoir doser les risques et la confiance en son enfant.

L’expériementation du loulou et des parents

Faire confiance c’est aussi laisser la chance au ptit loulou d’apprendre ce qu’il a besoin d’apprendre par l’expérimentation. Meilleure façon d’apprendre parait-il, donc on laisse faire sauf si danger immédiat.

J’ai encore un long chemin avant d’être totalement sereine. Par exemple gérer mes angoisses quand on est dans un environement inconnu c’est pas simple. Mais au fur et à mesure que mon fils grandit et moi ausssi 😉 ca va mieux. Autre point , le 1er enfant on stress mais si on a d’autres enfants il parait qu’on est plus détendu. J’attends de voir ça ;))

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A bientôt,

Gwen

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